

NEW YORK
New York n'est pas qu'une ville américaine. C'est un monde à part entière, un État d'esprit souverain, planté sur une île de schiste et de volonté, qui a décidé très tôt de n'appartenir qu'à elle-même.
Elle a été tellement filmée, chantée, racontée qu'elle arrive dans l'imaginaire avant d'arriver dans la vie. Et pourtant, c'est l'un des rares endroits au monde où le réel est à la hauteur du mythe.
Deux cents langues. Huit millions de personnes qui coexistent avec une énergie sans équivalent.
La ville des arrivants...
... et Nous y arrivons enfin, nous aussi.
New York a toujours été l'autre Amérique, celle qui accueille, qui mélange, qui résiste, qui crée.
Il y a des destinations qu'on n'a pas seulement visités : Des pays qui nous ont transformé, qui nous ont fabriqué.
La Californie, New York et surtout l'Oregon sont entrés dans notre vie bien avant nos enfants et c'est précisément là-bas qu'ils sont entrés dans la nôtre.
Une GPA éthique, encadrée, humaine : le genre de chose que la France ne veut pas encore faire, et que les États-Unis, dans leur capacité à légiférer la liberté individuelle ont rendu possible. Nos enfants sont nés là-bas ; et certainement pas par hasard.
Par choix, par droit, par courage d'une femme qui a porté pour nous ce que nous ne pouvions pas porter seuls.
Ce pays, avant d'être une destination, est une dette de vie.
Alors quand on parle d'aller à New York en avril 2026, on ne parle pas d'un voyage.
On parle d'un retour sur la terre où notre famille a commencé d'exister, où nous avons voulu des enfants, et où ils nous ont été donnés.
Mais l'Amérique de 2026 n'est plus tout à fait celle qui nous a accueillis.
Ce qui se passe là-bas en ce moment, l'arrogance du pouvoir, le rétrécissement des libertés, la brutalité revendiquée comme programme, est aux antipodes de ce que ce pays nous a donné.
On l'a regardé depuis Paris avec cette douleur particulière qu'on réserve aux gens et aux lieux qu'on aime vraiment : pas l'indignation froide du spectateur, mais le chagrin de celui qui reconnaît un visage défiguré.
L'Amérique trahit quelque chose d'elle-même. Et nous, nous en souffrons un peu comme d'une trahison personnelle.
Pourtant, on part.
On part parce que nos enfants ont onze ans, et qu'à onze ans on rêve encore.
Ils rêvent de gratte-ciels, de taxis jaunes, de Miss Liberty, de Broadway et Time Square. Ils rêvent d'une ville qui ressemble à ce qu'ils ont vu dans cent films, entendu dans cent chansons, ce soft power américain que ma génération a respiré comme de l'air entre 1980 et 2010, quand l'Amérique était encore capable de se raconter au monde avec une puissance de séduction inégalée.
Ils ont ce rêve en héritage. Il vient de moi, il vient de nous, il vient aussi, quelque part, du pays qui les a laissés naître.
Et puis il y a cette conviction, têtue comme seules les convictions de voyage savent l'être : les pays ne se réduisent pas à leurs gouvernements. New York n'est pas Washington.
New York a toujours été l'autre Amérique, celle qui accueille, qui mélange, qui résiste, qui crée.
La ville d'Ellis Island et du MOMA, de Langston Hughes et de Leonard Bernstein, de Little Italy et de Harlem. Une ville monde qui a survécu à bien d'autres tempêtes.
Nous y allons les yeux ouverts, sans naïveté et sans rancœur. Avec nos enfants, et avec tout ce que ce pays nous a déjà donné.
INFOS PRATIQUES
Parce qu’un voyage réussi ne se résume pas seulement à réserver un vol et rêver devant les photos de Manhattan, voici quelques informations pratiques à connaître avant le départ.
Santé, monnaie, urgences, décalage horaire…
Bref, tout ce qu’il vaut mieux lire tranquillement chez soi plutôt que découvrir en panique au milieu de Times Square.
SANTÉ
Aucun vaccin particulier n’est exigé pour voyager aux États-Unis depuis la France. Il est simplement recommandé d’être à jour dans ses vaccinations classiques.
En revanche, les frais médicaux américains sont réputés pour être extrêmement élevés, même pour une consultation simple ou une urgence mineure. Il est donc fortement conseillé de souscrire une assurance voyage couvrant les frais médicaux et le rapatriement avant le départ.
Pensez également à voyager avec une petite trousse de premiers secours comprenant vos médicaments habituels, certains traitements courants pouvant être vendus différemment ou nécessiter une ordonnance locale.
DECALAGE HORAIRE
New York se situe dans le fuseau horaire Eastern Standard Time (EST).
Le décalage est généralement de 6 heures par rapport à la France.
Lorsqu’il est 18h à Paris, il est midi à New York.
Ce décalage peut provoquer un peu de fatigue les premiers jours, notamment chez les enfants. Pour faciliter l’adaptation :
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essayez de vous exposer à la lumière naturelle dès l’arrivée ;
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évitez les siestes trop longues ;
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adoptez rapidement le rythme local.
Le réveil matinal est souvent inévitable les premiers jours… mais il peut aussi être une excellente occasion de découvrir la ville dans une atmosphère particulièrement paisible.
MONNAIE
La monnaie utilisée aux États-Unis est le dollar américain (USD).
United States Dollar
À New York, la carte bancaire est acceptée quasiment partout et il est tout à fait possible de passer plusieurs jours sans utiliser autre chose.
Pourtant, derrière cette apparente simplicité se cachent quelques particularités qui surprennent souvent les voyageurs européens lors de leur premier séjour.
Attention : votre carte bancaire peut vous coûter cher sans que vous le réalisiez
Avant même de parler du prix des choses, il faut savoir qu’utiliser sa carte française à l’étranger peut entraîner des frais parfois importants.
Certaines banques facturent en effet :
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des commissions sur chaque paiement en devise étrangère ;
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des frais fixes à chaque retrait ;
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ou appliquent un taux de conversion peu avantageux.
Sur un séjour de plusieurs jours, ces petits prélèvements peuvent représenter une somme non négligeable sans que l’on s’en aperçoive immédiatement. Avant de partir, prenez donc le temps de vérifier les conditions de votre banque : cela peut vous éviter de mauvaises surprises au retour.
Gardez toujours un œil sur votre carte
Même si les États-Unis sont très modernes sur le paiement dématérialisé, certaines habitudes peuvent surprendre les voyageurs français.
Dans quelques restaurants ou établissements plus traditionnels, il n’est pas rare qu’un serveur emporte encore votre carte quelques minutes pour procéder au paiement à l’écart.
Une pratique devenue inhabituelle en Europe, qui peut légitimement surprendre.
Sans tomber dans la méfiance excessive, mieux vaut rester attentif et surveiller régulièrement ses notifications bancaires pendant le voyage.
Le piège classique : le prix affiché n’est presque jamais le prix payé
C’est probablement la première surprise qui attend la plupart des visiteurs : aux États-Unis, les prix affichés sont généralement hors taxes.
Autrement dit, le tarif que vous voyez sur une étiquette, une carte de restaurant ou une vitrine n’est pas le montant final que vous paierez.
À New York, une taxe locale d’environ 8,875 % vient s’ajouter automatiquement au moment du paiement.
Concrètement :
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un produit affiché à 100 dollars coûtera en réalité près de 109 dollars ;
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un repas annoncé à 50 dollars dépassera déjà les 54 dollars avant même d’ajouter le pourboire.
Ce détail peut sembler anodin, mais il modifie rapidement la perception du budget lorsque l’on multiplie les dépenses sur plusieurs jours.
Et ce n’est pas fini : il faut aussi penser au pourboire
Autre différence culturelle majeure : aux États-Unis, de nombreux services impliquent quasiment automatiquement un pourboire.
Dans certains secteurs, il ne s’agit pas d’un simple geste de courtoisie mais d’un véritable usage social très attendu.
Les repères généralement admis sont :
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15 à 20 % au restaurant ;
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10 à 15 % pour un taxi ou VTC ;
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1 à 2 dollars par boisson dans un bar ;
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quelques dollars pour certains services hôteliers.
Ainsi, un dîner affiché à 100 dollars peut facilement revenir à près de 130 dollars une fois taxes et pourboire ajoutés.
C’est un élément essentiel à garder en tête pour établir son budget réaliste.
urgences et contacts utiles
Le numéro d’urgence unique aux États-Unis est :
911
Ce numéro permet de joindre immédiatement :
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la police ;
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les pompiers ;
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les secours médicaux.
En complément, il est fortement conseillé de conserver dans son téléphone ou sur papier les coordonnées des principaux services utiles avant le départ.
En cas de perte de passeport, de difficulté grave, d’accident, d’arrestation, ou de toute situation nécessitant une assistance administrative ou consulaire, les voyageurs français peuvent contacter :
Consulat général de France à New York
Adresse : 934 Fifth Avenue, New York, NY 10021
Téléphone : +1 (212) 606-3600
Site officiel : France Diplomatie / Consulat de France à New York
Le consulat peut notamment assister les ressortissants français en cas de :
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perte ou vol de documents d’identité ;
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problème grave de sécurité ;
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hospitalisation ou accident majeur ;
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décès ou urgence familiale exceptionnelle.
Quelques recommandations utiles avant de partir
Par précaution, pensez à conserver :
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une copie numérique de vos passeports ;
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vos billets et réservations dans un espace accessible hors ligne ;
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les coordonnées de votre assurance voyage ;
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le numéro d’opposition de votre carte bancaire ;
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les contacts d’un proche à prévenir en cas d’urgence.
Ces précautions simples peuvent faire gagner un temps précieux en cas d’imprévu.

